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Conférence de M. Pierre-Marcel Desjardins : L’Université et son apport en milieu rural — analyse du cas de Moncton

11 juin 2017

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Canada

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À propos de la conférence de M. Pierre-Marcel Desjardins

Conférencier : Pierre-Marcel Desjardins, professeur titulaire et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick)

 La communication comprendra deux sections. Dans un premier temps, nous présentons l’influence des universités dans les régions plus rurales. Après avoir présenté une réflexion sur ce qu’est le rural, nous allons tenter de répondre à diverses questions comme : Y a-t-il des différences entre les universités en milieu rural et en milieu urbain? Est-ce qu’une université a une influence différente de celle d’une entreprise de haute technologie? Est-ce que la présence d’une université diffère de la présence d’un ministère gouvernemental? Est-ce que toutes les universités sont semblables dans un contexte rural ?

Suivra une analyse du cas de Moncton où l’université a joué un rôle important dans l’essor économique de la ville. Dans les années 1980, certains prédisaient un déclin irrémédiable pour la Moncton au Nouveau-Brunswick. Dans l’espace d’un peu plus d’une décennie, Moncton a vu d’importants employeurs cesser leurs activités. En 1976, la compagnie Eaton’s fermait son centre de commandes par catalogue, éliminant du fait même 1300 emplois. Deux ans plus tard, la biscuiterie Marvens arrêtait ses activités, occasionnant alors 65 pertes d’emplois. L’entreprise avait déjà employé environ 200 personnes. Dix ans plus tard, en 1988, c’étaient les ateliers du Canadien National qui fermaient leurs portes. À ce moment, on y trouvait 2200 emplois. Ce nombre avait été de 3500 dans les années 1960 et de 5000 au cours des années 1950. Finalement, en 1992, le gouvernement fédéral annonçait la fermeture de la base des Forces armées canadiennes à Moncton, éliminant 102 emplois militaires et 343 emplois occupés par des civils. Or, Moncton a effectué une transition réussie dans la nouvelle économie. Nous allons dans un premier temps décrire l’évolution de l’économie de la région de Moncton et, par la suite, analyser certains des facteurs qui ont permis cet essor, dont la contribution de l’Université de Moncton.

À propos de Pierre-Marcel Desjardins

Pierre-Marcel Desjardins enseigne l’économie à l’Université de Moncton depuis 1990 où il est professeur titulaire et directeur de l’École des hautes études publiques. Il détient un Ph. D. en économie (University of Texas) et il a obtenu son baccalauréat et sa maîtrise en science économique à l’Université de Moncton. Sa thèse de doctorat portait sur les répercussions régionales de la libéralisation des échanges.

Ses recherches actuelles portent sur le développement économique régional et rural, les politiques publiques et le commerce. Il a agi en tant qu’expert en développement économique pour les gouvernements du Canada et du Nouveau-Brunswick, ainsi que pour les Nations unies et l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE).

Pierre-Marcel est membre du conseil d’administration d’UNI coopération financière depuis 2008 et son président depuis 2012. UNI est la première caisse populaire au Canada à obtenir une charte fédérale. Il a présidé le panel des premiers ministres du Canada atlantique sur les répercussions de la réforme de l’assurance emploi et a été membre du groupe de travail sur les pensions de la province du Nouveau-Brunswick. De 2001 à 2012, il fut le président du conseil de gestion du Pays de la Sagouine.

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