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27 juin 2011

Les Jeunes Ambassadeurs qui souhaitent créer un organe de communication pour la francophonie des Amériques ont été bien servis, grâce aux panélistes Bruno Guglielminetti et Benoît Beaudoin. Ces deux spécialistes se sont prêtés de bonne grâce au rôle de mentor.
Journaliste pendant 23 ans et depuis peu directeur des communications numériques au Cabinet de relations publiques National, Bruno Guglielminetti en connaissait déjà un bail en 1995 lorsqu'il a créé la première émission de radio en ligne, RadioNet, que pouvaient écouter 20 personnes à la fois!
« Le web vous permet de poursuivre ce forum et de le développer comme bon vous semble, même à partir d'un blogue, ce qui serait d'ailleurs la solution la plus simple au départ pour un projet de média à définir », dit-il. « Il y a des blogues qui marchent très bien. »
Benoît Beaudoin, chef de l'interactivité chez TV5 Québec Canada, croit pour sa part qu'avant de créer une chose qui s'appellerait Americulture.com, il faut prendre le temps d'identifier le public. « C'est un travail de réflexion : qui va être intéressé? Par quoi? Quelle est la meilleure façon de les joindre, par quel moyen? »
« Il faut aussi prendre la peine de faire le tour des sites web existants », ajoute Bruno Guglielminetti. « La même idée existe peut-être déjà, mais peu visible et mal exploitée. Peut-être ont-ils besoin de s'associer? Comme vous avez l'avantage d'arriver de plusieurs cultures, vous pouvez ratisser très large. Mais si vous êtes seuls et que votre idée est originale, je dirais qu'il vous faudra un an, peut-être deux et qu'il faudra une permanence. »
À la question de savoir comment contourner le problème des droits d'auteurs - ce qui est disponible en Argentine, par exemple, mais pas aux États-Unis - Benoît Beaudoin a convenu que la chaîne des droits est complexe. Mais Bruno Guglielminetti, qui est d'abord un utilisateur, avait la solution : le VPN pour Virtual Private Network, qui permet à l'utilisateur de se brancher sur un ordinateur du pays où sont disponibles les droits. « Ce n'est pas du piratage, c'est légal, mais c'est sûr que l'idéal serait une supraentente qui rendrait les droits disponibles partout pour tout le monde. »
Une participante a demandé ce qui marche le plus. « La fiction », a répondu Benoît Beaudoin, de but en blanc. « Si vous faites une telenovela, un téléroman, une série télévisée, ça va marcher.»
Bruno Guglielminetti croit, lui, que, peu importe le genre, fiction, documentaire ou nouvelles, le média devra fonctionner dans un environnement mobile. Il raconte que récemment, il a commencé à regarder un documentaire à la télé. Quand son aîné a demandé la télé, papa est passé au iPad. Fatigué du iPad, il est monté à son grand écran d'ordinateur. « Mais quand le cadet a eu besoin que je l'aide à s'endormir, j'ai fini le documentaire sur mon iPhone! Une heure, quatre plateformes! »
Mais quelle que soit l'action, le premier geste francophone à poser est d'utiliser les grands outils - Google, YouTube - dans leur fonction en langue française. « Il faut l'utiliser comme tel, dit Bruno Guglielminetti. C'est le meilleur signal qu'on existe. C'est politique. »
Jean-Benoît Nadeau*
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*Basé à Montréal, journaliste au magazine L'actualité, Jean-Benoît Nadeau a publié, avec son épouse Julia Barlow, divers ouvrages portant sur la francophonie, dont «La Grande aventure de la langue française» (The Story of French), parue en 2007. Il a publié six livres, signé 700 articles de magazine et remporté une quarantaine de prix de journalisme.
Dans le cadre du Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques, il signera une série d'articles en tant que chroniqueur, à lire sur le portail du Centre jusqu'au 28 juin.