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18 avril 2012
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À l'occasion d'un débat diffusé par visioconférence et organisé fin mars par l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et l'anthropologue brésilienne Manuela Carneiro da Cunha, des professeurs et étudiants de la Faculté d'Ethnologie de l'Université d'État d'Haiti ont récemment réfléchi sur le rôle des savoirs autochtones face au développement durable et à notre compréhension des problèmes sociaux.
Ces échanges ont eu lieu autour du thème : « Quelle nature, quels apports des savoirs autochtones ? » contenu dans la leçon de Mme Da Cunha, professeure émérite à l'université de Chicago et titulaire de la chaire savoirs contre pauvreté au Collège de France pour l'année académique 2011/2012. Cette rencontre virtuelle, projetée à la Faculté d'Ethnologie de Port-au-Prince, a permis de souligner l'importance des savoirs autochtones face aux grands défis écologiques et humanistes du monde.
L'apport des savoirs autochtones en rapport à la biodiversité et diversité agricole, le rôle des sociétés traditionnelles dans la conservation et la gestion des ressources naturelles ont été au centre de l'exposé de l'anthropologue.
Dans ses réflexions, elle a aussi plaidé pour une meilleure reconnaissance des savoirs autochtones dans le monde.
De son côté. le professeur Jean Yves Blot de la Faculté d'Ethnologie, a critiqué la domination du savoir occidental imposé comme la connaissance de référence dans le monde.
Les savoirs autochtones sont au même niveau que les autres a défendu M. Blot qui entend faire reconnaitre la culture locale haïtienne comme une culture riche liée à une science propre.
« Chaque culture émane d'une science », a-t-il indiqué tout en préconisant une revalorisation des savoirs autochtones, locaux ou traditionnels.
« Ces champs de connaissances doivent être explorés pour une meilleure compréhension de nos problèmes sociaux », encourage le professeur Jean Yves Blot.
Source: AlterPresse, P-au-P, 26 mars 2012 et revue de presse de l'AUF