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Le Centre de la francophonie des Amériques désire mettre cette francophonie en mouvement en favorisant les échanges, le partenariat et le développement de réseaux.
En allant me resservir un verre d'eau, une participante me passe un verre et me dit «On partage dans la francophonie.» Si on retient une chose du Forum de la francophonie canadienne, c'est bien cela.
Pour faire une synthèse de l'événement en beauté, Monique Giroux, guru de la radio à Radio Canada et «amoureuse du français» comme le disait sa petit carte, animait un talk show à la Tout le monde en parle.
La foule participait, à la lumière de ce qui s'était dit dans les deux jours, en français sur les réseaux sociaux en interagissant avec la gazouilleuse, Céleste Godin. Godin, la «folle» et Monique A. Giroux ont entretenu l'attention de la foule avecl'aide de leurs divers invités: les animateurs des ateliers, les jeunes ambassadeurs de la francophonie sans oublier Sylvie Lachance, secrétaire adjointe à la francophonie canadienne, qui a fait le tour des tables rondes et des problématiques saillantes.
Si l'on retient beaucoup de questions et de défis de cette conférence, il est difficile d'identifier des solutions. Céleste Godin, en entrevue après la prestation pense que pour connecter les différentes communautés francophones au Canada, il faut tout d'abord qu'elles se connaissent. Une des solutions proposées durant le spectacle par Alexis Couture, jeune ambassadeur et président de la Fédération de la jeunesse canadienne-française dans ce sens serait de réviser le curriculum de l'éducation de l'histoire. À nos élèves il ne leur faut «pas un livre qui dit que les Acadiens ont été expulsés en 1755 et qui oublie de mentionner qu'ils sont revenus» !
De même, la jeune ambassadrice croit que les solutions doivent être adaptées aux différentes identités pour permettre leur épanouissement. «Ça dépend beaucoup des enjeux locaux. Pour certaines communautés, c'est leur village qui a besoin d'être redoré, pour d'autres c'est un enjeu linguistique. Si une chose est sûre c'est que ça prend des gens engagés et innovateurs,» souligne-t-elle.
À la question de savoir comment faire en sorte que les francophones du Québec prennent conscience du reste de la francophonie et de leurs problématiques, elle trouve que c'est une grosse question à laquelle il est dur de répondre. Le consensus à la conférence est que le gouvernement du Québec a fait les efforts nécessaires dans ce sens là. Par contre, de communauté à communauté, il reste des lacunes. Mlle. Godin raconte justement que dans l'ascenseur de l'hôtel elle expliquait à un étranger le but de la conférence. Lui, a rétorqué: «Ça existe-tu toujours ça la francophonie canadienne?»
S'il avait assisté au talk show de Monique Giroux, il aurait sûrement compris que sa question était erronée. Même les jeunes anglophones de l'Ontario qui parlent français, comme Justin Morrow, fondateur de l'organisme Youth for French veulent une place dans la francophonie canadienne. Rappelons le cri de ralliement lancé par Céleste Godin au début du Forum. «L'union fait la force» et la relève ne manque pas.
Auteure : Emma Ailinn Hautecoeur