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Le Centre de la francophonie des Amériques désire mettre cette francophonie en mouvement en favorisant les échanges, le partenariat et le développement de réseaux.

La francophonie des Amériques


Ouverture du forum: lâchez les lions!

Les 28 et 29 mai, les francophones et francophiles se réunissent pour jouer de la langue.

Émouvante au point que la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, s'est fait «pousser un Kleenex» par sa voisine de siège, la chanson de Michel Rivard «Le cœur de ma vie» ouvre le forum de la francophonie au Palais des congrès de Québec. Chantée par la chorale de la Maîtrise des petits chanteurs de Québec, la mélodie aux paroles évocatrices éveille un sentiment d'appartenance dans la salle qui se lève en bloc pour applaudir les jeunes chanteurs. Début d'un forum qui s'annonce animé, rebondissant, vivant.

L'animatrice met carte sur table dès son entrée: «Je suis Monique Giroux et je suis francophone depuis 1608». Au menu de l'événement de deux jours: des conférenciers de tous les horizons au Canada, des têtes blanches et des jeunes, des francophones et des francophiles, des gens de différentes associations partenaires de la francophonie comme la Société Nationale de l'Acadie, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, la Fédération culturelle canadienne-française, et bien d'autres.

Ponctuée d'applaudissements retentissants à chaque mention de «francophonie canadienne», la cérémonie d'ouverture prometun déroulement ludique de la conférence. Le ministre Yvon Vallière, en sa qualité de ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, annonce d'emblée les tenants du Forum: de la promotion du français dans les communautés minoritaires à la discussion entourant le type de relations que nous voulons entre les francophones du Canada, le programme met la salle -comble- en appétit.

Une chose est claire: pour les jeunes aussi, l'amour du français sculpte leur identité. Les délégués jeunesse des provinces canadiennes proposent leur vision de la francophonie, une qui prend les accents de chaque coin de pays.

L'exemple de l'anglo-canadien Justin Morrow frappe: En 2006, il ne parlait pas un mot français. En 2009, il créait l'association Youth for French. En 2012, il fait un discours bien senti au sujet de la francophonie et de l'intérêt qu'y portent les anglophones: «Ne sous estimez pas l'intérêt des anglophones à parler le français».

Qu'est-ce qui a poussé cet anglo-ontarien a apprendre le français? Provenant de «la capitale de la rhubarde», près de London, en Ontario, sa motivation était grande pour adopter les accents de la langue de Molière. En effet, il n'était admis dans l'équipe sportive universitaire des Rouge et or qu'à condition de parler français. En plus de s'éprendre du français, il le communique maintenant parfaitement: «Nous en Ontario, nous constitusons [sic] la plus grande proportion de francophones»... une intervention qu'il corrige aussitôt d'un retentissant «ben non, j'vous niaise!».

Après les émotions de la surprise musicale du début, c'est donc dans une atmosphère tout en rigolade que le Forum de la francophonie canadienne prenait son envol.

Auteure : Anabel Cossette Civitella